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Vaches écossaises sur le lac de Parentis Biscarrosse

Nos belles écossaises des marais

La réhabilitation d’une centaine d’hectares de prairies humides sur les bords du lac a permis le retour des « vachesmarine ».
#BISCA vous raconte cette belle histoire de nature et d’environnement, à parler landais comme une vache…écossaise.


En longeant le chemin qui borde le lac en direction de Lahitte, vous découvrirez de drôles de bovidés : des Highlands venues d’Ecosse !
Des vaches aux poils atypiquement longs et allures de peluche, qui valent particulièrement le détour pour leur esthétique et leur adaptation naturelle en zones humides, mais aussi pour le succès de leur introduction dans ces prairies, au service exclusif d’intérêts environnementaux et de gestion des milieux naturels.

À l’origine des vaches landaises
Des décennies durant, les prairies humides du Born sont pâturées par du bétail à l’état semi-sauvage : des troupeaux sur les bords du lac, constitués de vaches de petite taille, à forte tête et cornes longues relevées, au pelage froment et muqueuses rosées, enfoncées dans l’eau jusqu’au poitrail pour se rafraîchir de la chaleur de l’été. Mais dès le XIXème siècle, pour favoriser l’enrésinement des Landes, elles sont pourchassées. Dans les dunes, les marais et les sous-bois, leur capture, pour prélever les jeunes spécimens, donne alors lieu à des rassemblements, des manifestations et des jeux qui écriront les règles et les codes des traditionnelles courses landaises.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, les derniers troupeaux sont traqués et décimés. Les courses demeurent dans les traditions populaires ; les « écarteurs » sont landais dans leur majorité ; les vaches, elles, sont, importées de l’Espagne voisine. Les dernières « Landaises » s’éteignent en 1963 sur les bords du lac de Biscarrosse. Avec leur disparition, c’est un équilibre environnemental, une faune et une flore qui se perdent. Car par leur consommation de végétaux, les bovidés participaient, en effet, à limiter le développement arbustif et contribuaient à entretenir la vraie nature de ces prairies, paysages lacustres par excellence.

De la bécassine aux vaches marines
En 1985, deux Parentissois de souche, deux chasseurs de bécassine passionnés, Pierre DALOU et Alain HALIBERT, constatant la raréfaction progressive du volatile migrateur, décident de redonner leur caractère naturel à ces terres marécageuses. Ils fondent l’ACGELB, Association de Chasseurs Gestionnaires de l’Environnement Lacustre du Born, qui compte aujourd’hui quelques 350 adhérents. Ils obtiennent le soutien d’élus, d’administrations, de la fédération départementale des chasseurs, d’ACCA, d’éleveurs, de sponsors et de bénévoles, et entreprennent de mener à bien leur vaste programme de sauvegarde, de protection et d’aménagement des prairies humides qui longent les rives du lac de Parentis et #BISCA.

La restauration de ce patrimoine passe alors naturellement par la réintroduction du bétail dans ces terres : des chevaux, des ânes et bien sûr des vaches. Des vaches « marine » qui paissent de nouveau dans les marais de #Bisca du côté de Laouadie grâce au plan de sauvegarde animé par la SEPANSO, le Conservatoire des races d’Aquitaine et la Fédération Départementale des chasseurs, quand, du côté de Latécoère on trouvera un cheptel de jolies blondes d’Aquitaine.