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Les habitants des dunes, des lacs et des marais parlaient le gascon. Cette langue d’Aquitaine, proche du basque actuel, fut parlée dans tout le triangle compris entre l’océan, la Garonne et la barrière des Pyrénées...
Le sud-ouest de la région (Landes, Béarn et Pays Basque) est cependant resté fidèle à cette langue qui a su évoluer au fur et à mesure en fonction des hommes et des territoires.
Cette langue gasconne sonne aujourd’hui comme la traduction d’un véritable art de vivre régional. A l’instar de cette terre gasconne, Biscarrosse cultive cet art de vivre et reste fidèle aux traditions.
Habitée au début du siècle par des bergers sur échasses et des résiniers, notre ville se développe aujourd’hui autour de cette volonté de conserver à l’esprit l’histoire de ces hommes.
216, avenue Louis Bréguet
Tel : +33 (0)5 58 78 77 37
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Découvrez l’histoire de la ville, de sa culture, comprendre le paysage et la manière dont l’homme l’a construit et entretenu, connaître la formation des dunes, des lacs, appréhender l’exploitation de la résine et plus largement toutes les activités humaines rurales et artisanales qui ont contribué à dessiner notre « pays ». Ce Musée a été crée en 1988 grâce à des dons de mobilier, outillage, objets et documents divers. Des documents et maquettes retracent les évolutions de la géographie locale. |
Le gemmage est une activité millénaire. L’invention du gemmage remonte à l’époque Gallo-romaine, mais le procédé se généralisa dans les Landes de Gascogne à partir du milieu du XVIIIe siècle. On distingue couramment le gemmage à vie, modéré et qui permet la croissance de l’arbre, du gemmage à mort qui l’épuise en quelques années avant son abattage.
Les premiers gemmeurs exploitaient les embryons de ce qui deviendra la plus grande forêt d’Europe, afin de réaliser une sorte de goudron servant au calfatage des bateaux. On les trouvait à proximité du littoral.
Avec la disparition du pastoralisme et les plantations massives de pins maritimes, le procédé de gemmage va se généraliser à travers toute la forêt et devenir une activité industrielle phare de la région jusque dans les années 1950.
On obtenait après distillation de la résine récoltée, deux composés utiles à l’industrie : la colophane (70%) et l’essence de térébenthine (20%). Les débouchés se situaient essentiellement dans l’industrie chimique.
Le gemmage a disparu à la fin des années 80, et de nos jours la forêt de Gascogne a une vocation papetière.
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